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Anik Jean - Le Trashy Saloon

Album

CD $17.05

Tracks

Il est de ces artistes qui surgissent sans qu'on les ait vus venir et qui occupent un espace qu'on leur dirait réservé depuis des lunes. C'est un peu ce qui s'est produit à l'arrivée d'Anik Jean dans le décor trop prévisible de la chanson rock au Québec. Celle dont on dit qu'elle aurait découvert sa vocation à l'écoute d'un enregistrement de David Bowie, à l'âge de 11 ans, a visiblement écouté un peu plus tard les Sherryl Crow, PJ Harvey et autres madones du rock qui grince. Le processus de création qui s'étend sur plusieurs mois mène à la parution de Le Trashy Saloon à la toute fin de l'été 2005. Outre deux autres compositions de son nouveau mentor et quelques collaborations avec ses musiciens, l'essentiel des treize titres de l'album est de la plume même de la rockeuse nouveau genre. Car si on y retrouve les accents familiers au rock brut, la facture musicale de Trashy Saloon comporte aussi son lot de poussière du far-west, si chère tant aux adeptes de Ry Cooder et Steve Earle qu'à ceux des films de Sergio Leone, avec une touche qui peut évoquer successivement Kashtin, Led Zeppelin au temps de leur "Immigrant Song" (voir "Amour absinthe" ou "Non") et pourquoi pas Magneto par certains glissements instrumentaux. C'est ce qu'on peut appeler une entrée remarquée.

It's one of those artists who appear without being seen and occupy a space that seems to have been reserved for them for ages. That's what happened with Anik Jean's arrival in the all-too-predictable Quebec rock scene. The one who is said to have discovered her vocation while listening to a David Bowie recording at the age of 11, obviously listened a little later to Sherryl Crow, PJ Harvey and other madonnas of squeaky rock. The creative process, which lasted several months, led to the release of her debut album Le Trashy Saloon at the very end of summer 2005. Apart from two other compositions by her new mentor and a few collaborations with her musicians, most of the thirteen tracks on the album are written by the new rocker herself. Because if we find the accents familiar to raw rock, the musical construction of Trashy Saloon also includes its share of Far-West dust, so dear to the followers of Ry Cooder and Steve Earle as well as to those of Sergio Leone's films, with a touch that can successively evoke Kashtin, Led Zeppelin at the time of their "Immigrant Song" (see Amour absinthe ou Non) and why not Magneto by certain instrumental shifts. This is what we can call a remarkable entry.